
Ce sont les forces de défense du Nigeria qui ont annoncé la nouvelle. D’après elles, le 25 février dernier vers 11h00 à Ngala, deux hommes et deux femmes se sont présentés à un poste des forces gouvernementales du Nigeria. Les deux hommes marchaient devant les femmes quand, parvenus à quelques mètres de la position de l’armée nigériane, ils ont déclenché les charges explosives qu’ils transportaient.
Le communiqué, rapporte que ce sont les deux femmes qui ont péri dans l’attentat tandis que leurs deux compagnons ont pu s’enfuir et échapper aux militaires nigérians. Cette nouvelle qui circule dans de petits cercles d’observateurs des questions de sécurité et de défense, a provoqué un vif émoi. Ngala, est une petite ville située à cinq kilomètres de Fotokol, ville camerounaise frontière d’avec le Nigeria. C’est une ville fortement militarisée parce que, les autorités nigérianes et leurs homologues des États du Bassin du lac Tchad, ont voulu ouvrir la circulation au commerce. Des centaines de camions et des milliers de personnes traversent la frontière dans un sens et dans l’autre chaque jour. Or, l’on sait les dispositifs sécuritaires des forces de défense allégée depuis que les attaques de Boko Haram ont cessé d’intensité depuis 2020 à peu près. De même, les comités de vigilance (Covi), qui ont démontré leur efficacité à détecter les kamikazes, se sont aussi fortement démobilisés. Ces derniers étaient constitués de bénévoles qui souvent cessaient toute activité pour se consacrer entièrement à la surveillance de leurs familles et villages. Ils vivaient alors de la charité de l’Etat ou de généreux donateurs civils. Mais, depuis que les combats ont baissé en intensité, rien n’arrive plus et les Covi sont retournés à leurs activités. Il y a donc un climat qui inquiète… Lire la suite