Croisade

Paul Atanga Nji en guerre contre les discours de haine

Dans un communiqué daté du 22 mai 2023, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) promet des sanctions contre les auteurs et les co-auteurs de ces discours déviants. Cette sortie intervient au lendemain de la célébration de la 51ème édition de la fête de l’Unité nationale.
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Les discours de haine, de tribalisme, de xénophobie et de stigmatisation de certains groupes ethniques et composantes de la société sont de plus en plus récurrents au Cameroun. Les réseaux sociaux, les médias et supports médiatiques constituent les principales plateformes de la propagation de ces comportements.  « Chaque Camerounais est chez lui partout où il se trouve », écrit le ministre de l’Administration territoriale (Minat) dans un communiqué daté d’hier, 22 mai 2023.

Paul Atanga Nji fustige ces comportements qui selon lui « encouragent les replis identitaires et visent à dresser les Camerounais les uns contre les autres. Ils menacent le vivre ensemble et la cohésion sociale ». Pour  le Minat, après la phase de sensibilisation sur les dangers de ces dérives  marquée  notamment  par  la conférence de presse co-présidée par son homologue de la Communication et le président de la Commission nationale du bilinguisme et du multiculturalisme le 17 mai dernier,  l’heure  est  à  la  répression,  dans l’optique de mettre fin à ces comportements  déviants.  «  Est  puni d’un emprisonnement d’un (01) an à deux (02) ans et d’une amende de trois  cents  mille  (300  000)  à  trois millions (3 000 000) de francs, celui qui, par le moyen que ce soit, tient des discours de haine ou procède aux incitations à la violence contre des personnes en raison de leur appartenance  tribale  ou  ethnique  »,stipule l’article 241, alinéa 1 de la loin°2019/020 du 24 décembre 2019modifiant  et complétant certaines dispositions de la loi n° 2016/007 du12  juillet 2016  portant code  pénal qui réprime l’outrage à la tribu ou à l’ethnie.

Cette  loi  sera  désormais appliquée contre toute personne qui se  rendra  coupable  des  discours haineux  sur  les  médias,  supports médiatiques ou sur les réseaux sociaux. L’alinéa 3 du même article souligne  que  lorsque  l’auteur  du  discours de haine est un fonctionnaire, un  responsable  de  formation,  de média, d’une organisation non gouvernementale  ou  d’une  institution religieuse, les peines prévues à l’alinéa 1 sont doublées et aucune circonstance atténuante n’est admise. Les co-auteurs subiront les mêmes sanctions, indique le communiqué. Les autorités administratives  sont instruites à appliquer les mesures conservatoires qui vont de la suspension à la fermeture des organes de communication, des .médias et supports  médiatiques  coupables des faits susmentionnés.

Ci-dessous le communiqué du ministre :

Cecile Ambatinda


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