
Le gouverneur de la région de l’Ouest a ordonné, le 19 juin 2026, le placement en garde à vue administrative de neuf personnes, dont le chef supérieur du groupement Baloum, à la suite du lynchage suivi de l’incendie de deux jeunes hommes accusés de vol de tôles dans cette localité de l’arrondissement de Penka-Michel.
Une enquête est en cours. Un nouvel épisode dans l’affaire du drame de Baloum. En effet, par arrêté n°073/AR/F/CAB/SS signé le 19 juin 2026, Augustine Awa Fonka
, gouverneur de la région de l’Ouest a ordonné le placement en garde à vue administrative de neuf personnes pour une durée de quinze jours renouvelables. La mesure concerne Noussi Pokam Charly Constant, chef supérieur de 2ème degré de ce groupement de l’arrondissement de Penka-Michel, dans la Menoua, Noussi Wamba Loïc Dibril, Fonkoua Bryan, Numbe Alban Peguy, Foka Kengni Ravel, Tazifoue Tegang Arthur Louriche, Paguy Victor Martial, Djoni Djousop Jordan et Fotsi Alain Bruno. Selon l’arrêté, les faits remontent au 5 juin 2026 dans le groupement Baloum, arrondissement de Penka-Michel, département de la Menoua.
Deux jeunes hommes accusés de vol de tôles y ont trouvé la mort dans des circonstances particulièrement tragiques, à la suite d’un acte de lynchage suivi de l’incendie de leurs corps. L’enquête a été confiée à l’État-Major de la Légion de Gendarmerie de l’Ouest afin de déterminer les circonstances exactes des faits et les éventuelles responsabilités des personnes impliquées. Conformément à l’arrêté du gouverneur, la mesure de garde à vue administrative est exécutée à la Prison centrale de Bafoussam. Prévue par la législation camerounaise en matière de maintien de l’ordre public, la garde à vue administrative constitue une mesure exceptionnelle décidée par l’autorité administrative.
Elle ne préjuge pas de la culpabilité des personnes concernées, lesquelles bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision de justice définitive. Cette affaire, qui suscite une vive émotion au sein de l’opinion publique et sur les réseaux sociaux, relance le débat sur la justice populaire et ses conséquences dans certaines localités du pays.





