
Arrêtés, détenus en secret, torturés, puis emprisonnés depuis plusieurs mois, les leaders politiques et opposants au régime de Yaoundé doivent être libérés ainsi que toutes les autres personnes détenues dans le cadre des crises post électorales d’octobre 2018 et 2025.
Depuis l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le Cameroun est entré dans une phase de répression sans précédent politique et sociale dont les conséquences humaines et institutionnelles impactant gravement le quotidien des Camerounais. Une simple et légitime contestation électorale s’est progressivement transformée en une profonde crise de l’Etat de droit. C’est le constat fait par une dizaine d’organisation de la société civile. Dans une déclaration, ces organisations de la société civile parmi lesquelles Nouveaux droits de l’homme (NDH) et le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique Centrale (Redha), ont décidé d’interpeller le souverain pontife sur la dégradation de l’Etat de droit au Cameroun.
Après l’élection présidentielle d’octobre dernier, plus de 2500 personnes ont été interpellées dans le cadre des évènements liés à la contestation des résultats. Les leaders politiques à l’instar de Djeukam Tchameni, Parfait Aloys Mbvoum ont été arrêtés pour avoir apporté leur soutien à un candidat de l’opposition. Ces personnes ont été emprisonnés. Les organisations de la société civile relève dans leurs déclarations qu’au cours des manifestations post électorales, plusieurs jeunes manifestants ont perdu la vie. Certains sont morts en détention. C’est le cas d’Anicet Ekane, le président du Manidem. Face à ces cas qui portent atteinte aux droits de l’homme et à l’Etat de droit, les organisations de la société civile sollicitent que le souverain pontife intercède auprès du président de la République pour que les personnes interpellées et encore détenues soient libérées. Les organisations de la société civile exigent également que les leaders du Mouvement Pour la Renaissance du Cameroun (MRC) détenus dans le cadre de la crise postélectorale de 2018 soient également libérées.
Les organisations de la société civile sollicitent également que la visite du pape en terre camerounaise puisse aboutir à une résolution définitive de la crise anglophone qui sévit depuis une dizaine d’années dans les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest du Cameroun. Ces organisations de défense des droits de l’homme invitent le souverain pontife à porter réellement la voix dans sans voix





