
Le projet E-visa lancé le 30 avril 2023 a également permis de produire plus de 5 700 cartes consulaires et plus de 510 laissez-passer. Selon le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, des efforts restent à faire.
Le 30 avril 2023, le Cameroun prenait la décision de basculer en ligne pour ce qui est la production des produits consulaires. Le projet E-visa voyait alors le jour. Un contrat de partenariat en mode BOT (Build, Operate and Transfer) a été signé avec la Société Impact Palmares R&D SAS, pour le financement, la conception et la réalisation de la sécurisation et l’uniformisation des prestations consulaires du Cameroun pour une période de dix (10) ans, renouvelable. C’était le 1er avril 2022. Un an après la signature, le Cameroun procède effectivement au basculement en ligne via la plateforme numérique www.evisacam.cm ou www.evisacam.com, des procédures de délivrance des prestations consulaires du Cameroun. Nous sommes le 30 avril 2023. Dès lors, les demandes de visas d’entrée sur le territoire national se faisait uniquement à travers cette plateforme, dans un système hautement sécurisé.
Trois ans plus tard, les chiffres sont éloquents. En effet, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella a fait un bilan de cette initiative. Selon les données reçues par Le Jour, le projet E-visa a permis de délivrer plus de 541 mille visas aux visiteurs entrants sur le territoire national ; plus de 5 700 cartes consulaires produites suite au lancement en octobre 2025 des prestations consulaires dites de seconde génération délivrée aux membres de la diaspora ; plus de 510 laisser-passer (ordinaire et mortuaires). On a désormais 46 postes consulaires au service de milliers de visiteurs, deux aéroports internationaux (Douala et Yaoundé) opérationnel ; des centres de validation aménagés dans des administrations partenaires ; des organes de gestion du projet mis sur pied, comprenant toutes les administrations partenaires à l’effet de s’assurer du suivi-évaluation de sa mise en œuvre. « Il convient également de rappeler que, le projet E-visa a permis à l’Etat du Cameroun d’engranger des bénéfices appréciables au terme des trois premières années de sa mise en œuvre. Le Minrex apporte désormais de façon concrète, une contribution significative au trésor public à travers un mécanisme plus efficace de sécurisation de la recette issue des prestations consulaires », s’est réjoui le ministre avant d’ajouter : « En termes de plus-value qu’apporte ce nouveau dispositif, on peut relever, outre un meilleur suivi des statistiques des visiteurs entrants par les deux principaux aéroports internationaux du Cameroun, une harmonisation ainsi qu’une sécurisation du système de délivrance des prestations consulaires du Cameroun. »
Le projet E-visa a permis au Cameroun de dématérialiser les procédures consulaires. L’objectif visait aussi à participer à l’attractivité de la destination Cameroun et à faciliter la vie des ressortissants camerounais issus de la Diaspora, a précisé le ministre. Il met l’accent sur la sécurité, la fluidité et la traçabilité. Ce chantier d’uniformisation et de sécurisation des prestations consulaires du Cameroun va connaitre une autre phase avec : la finalisation et la réception des travaux, puis la mise en fonctionnement du Centre de Transformation Digitale du MINREX ; l’intégration des postes frontières maritimes et terrestres dans le dispositif E-visa ; et, le lancement des prestations consulaires dites de troisième génération (authentifications internationales des documents, visa prorogé et visa de sortie).





