
Patrick Mengue est détenu à la prison centrale de Kondengui. Après le décès de Marcel Niat Njifenji, ancien président du Sénat, le mis en cause avait publié sur sa page facebook: « Seigneur tu te rapproches déjà de la cible. Encore un effort stp ».
L’examen de la demande de mise en liberté provisoire de Patrick Mengue a été reporté. La demande n’a pas examiné sur le fond par le tribunal de première instance de Yaoundé Centre administratif pour composition irrégulière du tribunal. L’affaire a ainsi été renvoyée au 22 juin 2026 pour examiner la demande de mise en liberté provisoire de ce jeune homme détenu depuis plus d’un mois à la prison centrale de Yaoundé. Le 22juin 2026 lors de la prochaine audience, le ministère public devra faire ses réquisitions sur la demande de mise en liberté de Patrick Mengue. La défense de l’accusé estime que le dossier de leur client n’est pas en état d’ter jugé et s’appuie sur les dispositions de l’article 301 du codé pénal pour solliciter la mise en liberté provisoire de leur client. Patrick Mengue avait été interpellé suite à une publication sur facebook. Après le décès de Marcel Niat Njifenji, premier président du Sénat, Patrick Mengue écrivait sur sa page facebook : « Seigneur tu te rapproches déjà de la cible encore un effort stp ». Un post jugé offensant à l’égard du président de la République.
Après cette publication, le jeune avait été interpellé par les hommes en civil lourdement armés avant d’être conduit au Secrétariat d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie nationale où il a été auditionné. Quelques jours après, son interpellation, il avait été écroué à la prison centrale de Kondengui pour outrage au président de la République. L’audience du 8 juin 2026 au tribunal de première instance de Yaoundé Centre administratif était depuis son arrestation. Les avocats de ¨Patrick Mengue dénoncent plusieurs violations des droits de leur client lors de son interpellation et sa détention au Secrétariat d’Etat à la Défense. Ils estiment que leur client a été auditionné sans avocat. Selon les avocats, le mis en cause avait également subi quelques sévices corporelles. Depuis 2018, plusieurs personnes ont été interpellées sur la base des publications faites sur les réseaux sociaux. En 2018, Patrice Nganang avait été arrêté après avoir publié sur facebook que : « si j’ai une arme, je tire une balle sur la tête de Paul Biya ». Cet enseignant d’Université résidant au Cameroun avait été interpellé et placé en garde à vue à la direction générale de la police judicaire de Yaoundé. Il avait été inculpé et écroué à la prison centrale de Kondengui.
Plusieurs autres activistes des réseaux sociaux ont été interpellés sur la base des publications jugées tendancieuses à l’égard du président de la République. Une situation qui inquiète des organisations de défense des droits de l’homme qui dénoncent des intimidations et les violations de la liberté d’opinion.





