
Dans le même appartement meublé où la dame a été tuée, deux jeunes femmes ont été agressées la veille du crime. Le parquet demande le déferrement du responsable de l’hôtel et le personnel en service dans cet établissement au moment des faits.
Le présumé assassin de Crescence Beguel a été déféré le 7 septembre 2026 au tribunal de Grande instance du Mfoundi à Yaoundé. Son déferrement intervenait 13 jours après la découverte macabre du corps sans vie de la jeune restauratrice de 44 ans. Les faits se sont déroulés le 25 août dernier dans un appartement meublé de l’hôtel Salvador, situé au quartier Fouda. Le présumé assassin a été renvoyé à la Compagnie de la gendarmerie de Yaoundé III au quartier Mimboman où il est gardé à vue après son forfait.
Il ressort des auditions de ce jeune homme de 24 ans que le 24 août dernier, la veille de l’assassinat de Crescence Merline Beguel, deux jeunes femmes ont été agressées dans le même appartement meublé. D’ailleurs suite à l’interpellation du présumé assassin, ce dernier a été retrouvé en possession du téléphone de l’une de ses victimes de la veille. Ces deux jeunes filles qui se sont échappées la veille, ont été auditionnées à la Compagnie de gendarmerie de Yaoundé III.
Selon les sources proches de l’enquête, l’une des victimes a reconnu son téléphone portable dérobé par le présumé assassin. Ce dernier avait entrepris de faire usage de ce téléphone portable dans lequel les enquêteurs ont retrouvé trois contacts téléphoniques des victimes parmi lesquels celui de Crescence Merline Beguel. Ces contacts téléphoniques étaient enregistrés sous la dénomination (Gibier 1, Gibier 2 Gibier 3).
Tout ce qu’on sait pour l’instant, c’est que le présumé assassin vivait à Douala. Il avait créé une page Facebook à travers laquelle il entrait en contact avec les prestataires de service de restauration pour leur proposer des marchés. Une fois le rendez-vous calé, il entreprenait de dépouiller ses proies. C’était son mode opératoire. Une fois qu’il réussissait à rencontrer l’une de ses proies, il la dépouillait de tous ses biens. D’ailleurs, les sources proches de l’enquête révèlent que Dame Beguel a voulu se défendre pour sortir des mains de son agresseur. « C’est en voulant se défendre qu’elle a été violemment poignardée au cou, avant de succomber quelques minutes après à ses blessures », relève une source proche de l’enquête.
Si le présumé meurtrier a été renvoyé lundi dernier à la Compagnie de gendarmerie de Yaoundé III pour compléments d’enquête, c’est parce que le parquet a sollicité que le responsable de l’hôtel et tous les employés de l’hôtel au moment des faits soient également déférés devant le procureur.
Selon notre source, le parquet sollicite avoir les réponses à ces questions : Pourquoi la veille deux jeunes dames ont été agressées dans le même appartement le 24 août dernier sans que les responsables de l’hôtel ne soient informés ? Selon notre source, le responsable de l’hôtel a affirmé à la gendarmerie qu’il se trouvait à Douala au moment du crime alors que d’après les enquêteurs, il était effectivement à Yaoundé. Le parquet sollicite les précisions sur le lieu où se trouvait effectivement le responsable de l’hôtel ? C’est une fois que le parquet aura des réponses à ces questions que la reconstitution des faits aura lieu en présence des autorités judiciaires.
En attendant la fin de l’enquête préliminaire, le corps de la jeune restauratrice, par ailleurs enseignante en hôtellerie dans un institut privé d’enseignement supérieur à Yaoundé est toujours sous scellé à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. En rappel, Crescence Merline Beguel a été brutalement assassinée alors qu’elle partait honorer à un rendez-vous d’affaires avec un homme qui s’était présenté comme un client. Le présumé assassin avait réussi de s’échapper de l’hôtel après son forfait. C’est grâce à l’intervention des populations qu’il avait été interpellé.





