
Survenue le 9 septembre 2026 à l’école maternelle catholique Saint-Xavier de Koptchou, la mort de cette élève, après un malaise pendant la pause, suscite des interrogations et une enquête a été ouverte pour en déterminer les circonstances.
Mercredi 9 septembre, aux environs de 9 heures, la matinée s’est brutalement interrompue à l’école maternelle catholique Saint-Xavier de Koptchou, à Bafoussam. À l’heure de la pause, Inaya Mbouo, âgée d’environ deux ans et demi est retrouvée inanimée dans l’enceinte de l’établissement. Quelques heures plus tard, elle est déclarée morte à l’hôpital de district de Famla.
Le drame intervient seulement deux jours après la rentrée scolaire 2026-2027, lancée le lundi 7 septembre dans les établissements scolaires du Cameroun. Dans cette école du quartier Koptchou, la nouvelle plonge enseignants et responsables dans la consternation. Hors de l’établissement, elle suscite surtout des interrogations, alimentées par des récits différents qui circulent depuis mercredi sur les réseaux sociaux.
La fillette vivait avec sa mère et ses grands-parents au quartier Haoussa, à Bafoussam. Elle était, selon sa famille, la fille unique de sa mère. Depuis l’annonce de son décès, cette dernière peine à contenir ses larmes. Elle veut comprendre comment sa fille, confiée à l’école pour sa journée d’apprentissage, a pu mourir quelques heures plus tard.
« Ma fille est décédée à l’école catholique Saint-Xavier de Koptchou. Les responsables l’ont amenée dans un centre de santé avant de la conduire à Famla. À chaque étape, le personnel a dit que l’enfant est arrivée déjà morte », affirme-t-elle, encore sous le choc.
Pour la mère, ces explications ne suffisent pas. Elle réclame des réponses précises sur les circonstances dans lesquelles sa fille a été retrouvée, les gestes qui lui ont été prodigués et le moment exact de son décès. La famille souhaite notamment qu’une autopsie permette de déterminer les causes exactes de la mort.
Du côté de l’établissement, le récit est différent. Emmanuel Dassi, surveillant général et grand séminariste à la paroisse Saint-Xavier de Koptchou, explique avoir découvert l’enfant alors qu’elle était déjà inanimée. « Durant l’exercice de ma charge, j’ai vu un enfant couché. Je me suis rapproché. C’est ainsi que j’ai constaté que l’enfant était inanimé », raconte-t-il.
Selon son témoignage, il aurait alors transporté la fillette vers les enseignants. Des enseignants auraient ensuite tenté de la réanimer avant de la conduire dans un premier centre de santé proche de l’établissement, présenté comme l’hôpital islamique. Elle aurait ensuite été transférée à l’hôpital de district de Famla, où son décès a été constaté.
Une enseignante de l’établissement confirme cette version des faits. Les responsables de l’école assurent ainsi avoir découvert l’enfant dans un état inconscient et affirment ne pas être en mesure de déterminer ce qui a réellement provoqué son malaise.
Mais ces explications restent difficiles à accepter pour la famille. Entre le moment où la fillette a été retrouvée inanimée et celui où elle a été conduite à l’hôpital, les parents cherchent à comprendre ce qui s’est réellement passé. Ils disent relever des incohérences dans les différents récits qui leur ont été rapportés.
Face à l’émotion suscitée par cette affaire à Bafoussam, l’autorité administrative tente d’apaiser les esprits. Le sous-préfet de l’arrondissement de Bafoussam II appelle à la retenue et rappelle que les circonstances du décès doivent être établies sur la base des faits et non des rumeurs qui circulent notamment sur les réseaux sociaux.
L’autorité administrative précise par ailleurs qu’une enquête a été ouverte afin d’élucider les causes et les circonstances exactes de ce drame. Pour la famille, cette enquête constitue désormais une étape essentielle. Elle souhaite que les investigations permettent de reconstituer les derniers moments de la fillette à l’école et d’établir, sur la base d’éléments médicaux et factuels, les causes de son décès.





