
Le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba pose un regard sur cette nouvelle stratégie mise en place par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp).
Je dois dire, d’entrée de jeu, que le plus gros défi du secteur pétrolier aval aujourd’hui est le déficit des capacités de stockage. Madame le directeur général l’a dit. La demande croît de manière exponentielle pour les produits blancs, à savoir le pétrole, le gazole et le super. La demande croît en moyenne de 5 % chaque année, alors que pour le gaz, pour le GPL, donc le gaz pour la cuisson, cette demande croît aujourd’hui en moyenne de 15 %, face à des capacités de stockage qui n’ont pas beaucoup évolué. C’est l’une des causes, donc aujourd’hui, de certaines difficultés que le gouvernement éprouve pour assurer un approvisionnement continu, pour assurer une bonne pénétration dans les zones reculées à amener le produit. Étant attendu que l’objectif du gouvernement en matière de cuisson propre est de porter le taux d’accès du nombre de ménages qui utilisent le gaz domestique pratiquement à 70 % à l’horizon 2030, contre seulement 40 % aujourd’hui. Pour donc atteindre cet objectif, il faut construire, il faut construire davantage des nouvelles capacités de stockage. Il faut avoir une infrastructure qui permet d’avoir les produits stockés pour une autonomie de 30, pourquoi pas de 60 jours. Ça nous permet de nous prémunir. Vous voyez bien aujourd’hui les zones de conflit, toute la géopolitique à laquelle le monde fait face aujourd’hui.





