
Le nommé Metougna Jean Pierre est aux arrêts depuis le 7 août 2026, suite à une opération de la compagnie de gendarmerie de Maroua. L’opération, menée au quartier Djarengol, a permis l’interpellation de deux suspects et la saisie d’un impressionnant lot de matériels militaires.
C’est l’opération de l’année s’en vante-on à la compagnie de gendarmerie de Maroua. Selon les informations recueillies par votre journal, l’intervention a été déclenchée après des soupçons d’usurpation de titre au sein des forces de défense. Face à la gravité des faits, le Commandant de la Légion de gendarmerie a coordonné une descente menée par des éléments spécialisés de la Compagnie de Gendarmerie de Maroua.
L’opération s’est soldée par l’arrestation de Metougna Jean-Pierre, présenté comme l’auteur principal, ainsi que de Dame Zambo Mbezele Marie Antony. Cette dernière aurait été surprise alors qu’elle tentait de dissimuler une arme d’autodéfense à l’intérieur du domicile perquisitionné. La fouille des lieux a permis de découvrir un véritable arsenal. Les enquêteurs ont notamment saisi un pistolet d’autodéfense accompagné de cinq cartouches, des émetteurs-récepteurs, plusieurs tenues militaires réglementaires, une veste de camouflage, des équipements attribués au BIR, un béret de la Marine, des casquettes militaires, ainsi que plusieurs paires de galons correspondant à différents grades. À cette liste s’ajoutent des rangers, des sacs commandos, un Camelbak, une natte BIR, une gamelle militaire, un brassard de la Force multinationale mixte (FMM), des insignes BIR et Commandos, une paire de menottes, des montres militaires, un outil multifonction de type Leatherman, mais également des cachets, des photographies montrant le suspect en uniforme, deux ordinateurs portables, des clés USB, une hache, un projecteur et divers autres objets susceptibles d’intéresser les enquêteurs. Pour les services de sécurité, cette importante saisie témoigne du niveau d’organisation du présumé usurpateur, qui disposait de nombreux attributs pouvant renforcer sa crédibilité auprès de ses victimes potentielles.
La récupération de ces équipements pourrait avoir permis de prévenir d’éventuelles escroqueries, des actes d’infiltration ou d’autres activités criminelles susceptibles de porter atteinte à l’image des institutions républicaines. Les enquêtes se poursuivent désormais au sein de la Compagnie de Gendarmerie de Maroua. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’origine de ces effets militaires, à identifier les réseaux ayant facilité leur acquisition et à établir l’existence d’éventuels complices. Le faux capitaine de l’armée lui sera déféré au tribunal militaire pour répondre de ses actes.





