
Les 8 et 9 octobre dernier le recteur, Dieudonné Emmanuel Pegnyemb, a conduit une délégation à l’Assemblée générale inaugurale du Comuf.
Moment historique le 8 octobre 2026 à Versailles. L’Université de Bertoua a marqué son entrée dans la cour des grands lors de l’Assemblée générale inaugurale du Consortium multidisciplinaire d’universités francophones (Comuf), accueillie par l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ). L’UVSQ n’est pas une université comme les autres. Membre de la prestigieuse Université Paris-Saclay, classée parmi les meilleures au monde, elle est reconnue pour sa pluridisciplinarité et son excellence. Le Comuf, sa nouvelle plateforme stratégique, vise à fédérer les chefs d’institutions d’Afrique francophone et de France pour mutualiser formations, recherche et mobilité.
Dans cette dynamique, Bertoua est à l’honneur. Elle est la toute première université d’Afrique francophone à avoir signé une convention de partenariat avec l’UVSQ, le 19 juin dernier sous l’égide de sa nouvelle équipe dirigeante. Un accord-cadre prévoyant une assistance mutuelle pour le renforcement des compétences du personnel universitaire. Pour porter la voix de l’institution, le recteur Pr Dieudonné Emmanuel Pegnyemb a fait le déplacement avec une délégation symbolique : le Pr Robert Mballa Owona, doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques, et la Pr Vinceline Akomdja Avom, conseillère culturelle à l’Ambassade du Cameroun en France. Le Ministre 1er Conseiller assistait également aux travaux.Une jeune université qui pousse vite. En quatre ans, l’Université de Bertoua a prouvé sa crédibilité. Huit établissements, 18 500 étudiants en 2025-2026, 22 500 attendus en 2026-2027, encadrés par 434 permanents et 600 vacataires. Des filières variées : droit, économie, architecture, mines, agro-sylvo-pastoral, eau et environnement, biomédecine, mathématiques, physique et astrophysique. « Nous ne pouvons pas évoluer en vase clos », a plaidé le recteur. Pour le Pr Pegnyemb, ces partenariats offrent visibilité mondiale et arrimage aux standards internationaux.Mais surtout, il voit le Comuf comme un carrefour du donner et du recevoir, selon Senghor : « Il s’agit pour nous de donner la matière première pour l’élaboration des connaissances et recevoir de vous les recettes manufacturées ». Et Bertoua en regorge.
L’Est est un laboratoire à ciel ouvert : terres vacantes, sites miniers, forêts primaires, grands cours d’eau, terroir autochtone pour études anthropologiques. Un bassin intarissable mis à disposition du Consortium pour des projets innovants à valorisation économique. Ouverts le 8 octobre, les travaux se sont achevés dans la satisfaction générale, en présence des universités de Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Burkina Faso, Maroc, Roumanie, Bulgarie, Chine, Haïti, Andorre et Cameroun. Bertoua confirme ainsi son ancrage international.





