Dibombari : La Socapalm restitue 2566 hectares à l’Etat

Dibombari, le 21 janvier 2026. Photo de famille après la concertation tripartite.

L’opération conclue le 21 janvier 2026 est présentée comme une avancée majeure dans le processus de clarification foncière entreprise par l’agroindustriel.  

À Dibombari, dans le département du Moungo, la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) vient de restituer 2566 hectares 93 ares 49 centiares de terre à l’État du Cameroun. L’opération a été conclue mercredi 21 janvier 2026 lors d’une séance de concertation tripartite en présence du préfet du département du Moungo. L’assise a également réuni les autorités administratives, les élus locaux, les autorités traditionnelles, les élites, les représentants des communautés riveraines et des cadres de la Socapalm. Lors de la concertation, les services cadastraux ont officiellement présenté le rapport issu des travaux de délimitation et de densification des bornes réalisés sur la concession de l’État mise à bail à la Socapalm. Les données indiquent que la superficie actuellement conservée par la Société camerounaise de palmeraies est désormais de 8 643 hectares 47 ares 52 centiares. L’entreprise disposait d’une concession initiale de 11 210 hectares 41 ares 01 centiare dans cette partie du pays.

Ces travaux à Dibombari sont menés à l’initiative de la Socapalm. Ils ont pour objectif de clarifier de manière précise les limites foncières et d’identifier les superficies effectivement exploitées. Un processus de clarification foncière engagé depuis 2017 sur l’ensemble des sites. D’après le Top Management de la Socapalm, cette restitution volontaire des surfaces non exploitées traduit la volonté affirmée de l’entreprise de travailler en toute transparence avec les pouvoirs publics et les communautés riveraines, afin de clarifier durablement une problématique foncière qui a pu, par le passé, être source d’incompréhensions et de tensions locales. Lors de la restitution des 2566 hectares à Dibombari, la filiale du groupe Socfin a réaffirmé que ce processus de restitution des surfaces non exploitées au terme du processus de révision de ces surfaces s’étendra progressivement à l’ensemble de ses sites. « Cette démarche globale vise à renforcer la confiance, à sécuriser le foncier de l’État. Elle vise aussi à favoriser une cohabitation harmonieuse entre l’entreprise, les communautés riveraines et les autorités », martèle le Top Management de la structure.

L’opération menée à Dibombari est présentée comme une avancée majeure dans le processus de clarification foncière entreprise par l’agroindustriel. Germain Jules Kamta, le secrétaire général de la Socapalm indique que ces travaux de clarification des limites foncières comme ceux ayant abouti à la restitution des terres à Dibombari seront menés dans l’ensemble des sites. « Socapalm restitue, en tant que locataire. Elle restitue ces parties de terres non exploitées à l’État qui en est propriétaire. Maintenant, c’est l’État, en fonction des besoins des populations, qui pourra leur rétrocéder ces parcelles. Ce sera forcément pour les besoins des populations, parce que l’État c’est tout le monde. Donc les terres de Apouth ou de Koukoue resteront à Apouth ou à Koukoue, et ce sera fait pour l’ensemble des sites », note le Sg de Socapalm.

 

Mathias Ngamo Mouendé


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