
Dans sa mise à jour sur la situation humanitaire au Cameroun publiée le 24 février, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) indique que la crise a renchérit les coûts de 10 % à 25 %.
L’agence onusienne l’explique par « des conflits persistants et de l’insécurité, qui continuent de perturber les moyens d’existence et de restreindre la disponibilité et l’accès des ménages à la nourriture ». OCHA relève que les prix des céréales de base et des légumineuses sont actuellement de 10 % à 25 % plus élevés que l’année dernière, et de 20 % à 50 % au-dessus de la moyenne quinquennale. L’organisation anticipe en outre une hausse saisonnière supplémentaire pendant la période de soudure de mars à mai. Dans le même temps, « les revenus tirés du travail agricole pendant le pic de la période de janvier à mai devraient rester inférieurs à la moyenne en raison de superficies cultivées limitées, ce qui restreint la capacité des ménages pauvres à acheter des aliments de base ».
Selon les prévisions relayées par OCHA, le nombre de ménages confrontés à des résultats de Crise devrait encore augmenter, avec un pic attendu entre mai et juin. L’agence précise que « les ménages les plus durement touchés — en particulier ceux des départements très exposés à l’insécurité et isolés du Lebialem (Sud-Ouest) et de Donga-Mantung, Momo, Bui et Menchum (Nord-Ouest) — devraient faire face à des écarts de consommation alimentaire de plus en plus importants ». Elle avertit également : « les capacités d’adaptation s’érodant davantage, une petite mais croissante proportion de ménages devrait connaître des résultats d’Urgence au pic de la période de soudure ». OCHA est l’entité du Secrétariat de l’ONU chargée de rassembler les acteurs humanitaires afin d’assurer une réponse cohérente, rapide et efficace lors des urgences et catastrophes.





