
Le chairman du Social Democratic Front (SDF), Joshua Osih, invite les membres du National executive committee (Nec) à rester flexibles pour l’examen des projets de loi en vue afin de donner la position claire du parti.
La session de mars au Parlement s’annonce intense. Selon le chairman du Social Democratic Front (Sdf), Joshua Osih, plusieurs projets de loi sont dans les couloirs. À en croire le questeur à l’Assemblée nationale, la constitution du Cameroun et le code électoral devraient être amendés. Difficile à date de savoir quelles formes ces amendements prendront si ces projets sus-mentionnés sont déposés. L’information a été donnée lors de la réunion du National executive committee (Nec) du Social Democratic Front (SDF) tenue le samedi 7 février au siège du parti au quartier Olezoa à Yaoundé. En effet, le parti de la balance veut se faire entendre lors de cette première session de l’année législative 2026. Car les textes en attente devraient impacter une bonne partie de la société.
Il a invité les membres du NEC à rester prêts à apporter leur avis au sujet de ces projets une fois déposés. « Je peux aussi vous dire que les députés et le sénateur auront besoin de vous pendant cette session de mars. Parce qu’ils risquent avoir des projets de loi. Les tendances nous disent qu’il y aura des projets de loi qui arrivent. Ils nécessiteront soit des consultations profondes avec les membres du NEC, ou alors même une réunion d’urgence du NEC, pour pouvoir prendre des positions du parti, par rapport à ces propositions, à ces projets de loi qui semblent être dans les couloirs. Je ne me vois pas, en tant que chairman du SDF, être au sein de l’hémicycle, dans le bureau du congrès, en train d’accepter une modification de la constitution, sans avoir consulté les membres du NEC », a indiqué Joshua Osih. Les différents appels lancés par de nombreux partis politiques à revoir le code électoral pour des élections sans contestations ont-ils été entendus par le pouvoir ? Des hommes politiques attendent désormais la nouvelle orientation que prendra singulièrement le code électoral. Mais en attendant, le parti de la balance fait son aggiornamento. Après le fiasco de la présidentielle du 12 octobre 2025, le SDF a décidé de faire sa mue, de panser ses failles afin de mieux se projeter vers les futures batailles. Il est question de se lancer à la conquête des mairies à travers le pays et de viser les sièges au parlement. Des échéances électorales importantes pour la redynamisation du parti en passant par la base. Pour le chairman, Joshua Osih, le corps électoral pour l’élection municipale devrait être convoqué ce 9 février 2026. Pour ce qui est de l’élection législative, il faudra encore attendre. « Si le corps électoral est convoqué ce lundi, nous allons nous retrouver samedi pour finaliser nos listes ».
Présidentielle à l’épreuve des fakenews
Le Social Democratic Front (SDF) a perdu du terrain ces dernières années. De 1992 à 2025, les différents résultats en disent long sur l’état réel du parti. Une dégringolade à tous les niveaux. Pour preuve, Joshua Osih a eu 1,21 % lors de la présidentielle de 2025 contre 3% en 2018. Plusieurs partis dits de l’opposition s’implantent en mettant le parti historique dans une posture inconfortable. Joshua Osih a voulu faire de ce NEC, un nouveau départ, un NEC de reconquête qui permet d’aller gagner des sièges dans les communes et à l’Assemblée nationale. « L’heure est venue de resouder les rangs, de laisser toute cette amertume derrière nous. Nous n’avons plus le respect que nous méritons aussi à cause de cette amertume. Il faut reconquérir ce respect. Nous n’allons pas le reconquérir en essayant de diviser plus », a-t-il martelé. Un appel au rassemblement pour remettre le parti sur les rails en taisant les différends.
Le chairman du SDF, Joshua Osih, a dénoncé les fausses informations construites lors de l’élection présidentielle pour ternir son image. Ces fausses informations, relève-t-il pour le déplorer, ont été relayées par les membres du parti. « Quand un seul membre du Nec donne du crédit à ce genre de manipulation, c’est presque impossible de s’en sortir. Ce monsieur qui n’est pas camerounais d’après lui, a dit que 4 candidats ont pris un milliard. Vous savez pourquoi on ne parle pas des trois autres ? Parce que leurs militants se sont chargés de cela. Le seul qu’on essaie d’ostraciser, c’est parce que les gens cognent la main sur la poitrine qu’ils ont la preuve que j’ai un milliard sur mon compte. Ils l’ont entendu dire par les membres du Nec… ». Et d’ajouter en guise de clarification : « Je suis dans l’esprit de 90. Si M. Biya vient nous donner un milliard, je prends. On utilise pour gagner les élections. Le problème, c’est que rien de tout cela n’a existé. » Une procédure judiciaire est en cours pour établir les responsabilités.
IN LE JOUR DU 9 FEVRIER 2026





