
La 73ᵉ édition de la journée mondiale de cette maladie, célébrée le 25 janvier dernier, est un appel à la bonne information et pour mettre fin à la stigmatisation.
L’éradication de la lèpre dans le monde et en particulier au Cameroun reste un défi à relever par les acteurs de la santé. Dans le cadre de la célébration de la 73ᵉ édition de la journée mondiale à elle dédiée le 25 janvier dernier, les différentes activités ont été axées sur le thème : « La lèpre se soigne, le vrai défi c’est la stigmatisation ». À travers cette thématique, il était question de lancer un appel vibrant à tous pour qu’ils s’associent aux personnes touchées par la lèpre, ainsi qu’aux acteurs de la lutte contre cette maladie, afin de s’attaquer à la stigmatisation sociale. Et aux conséquences psychologiques qui y sont liées, parallèlement aux efforts médicaux visant à l’éradiquer. Durant cette journée, un accent particulier a été mis sur la sensibilisation et l’information des populations sur le caractère curable de la lèpre, ainsi que sur la nécessité de faire preuve d’amour et de compassion et la promotion de la dignité des personnes touchées par la maladie.
Selon le Dr Earnest Njih Tabah, secrétaire permanent du comité national de lutte contre le pian, la leishmaniose, la lèpre et l’ulcère du Buruli au Minsanté ; le nombre de personnes atteintes de cette maladie est passé de 25 000 cas en 1985 à moins de 150 chaque année. « Les objectifs fixés au Cameroun sont en droite ligne avec ceux de la feuille mondiale de lutte contre la lèpre, qui visent à atteindre zéro cas de lèpre. Nous sommes à moins de 150 nouveaux cas de lèpre au niveau national par an », indique-t-il. La courbe de la contagion ayant connu une baisse considérable, Dr Earnest Njih Tabah évoque une surveillance accrue pour une éradication totale de la maladie. Il dit : « Nous pensons que si la surveillance est renforcée et que tous les cas sont détectés et mis sous traitement, d’ici 2030, nous pouvons arriver à un niveau de zéro transmission de la lèpre. »
Face à cet état des lieux, les défis restent majeurs pour les acteurs de la santé. À cette fin, le dépistage précoce et l’éradication de la stigmatisation sont quelques stratégies. Au regard de son aspect cutané et de nombreuses questions, le Dr Earnest Njih Tabah a souligné qu’une étude n’a pas encore démontré que les changements climatiques pourraient être l’une des causes de la lèpre.
La lèpre est une maladie infectieuse qui commence par une ou des taches cutanées qui ont une couleur différente de la couleur normale de la peau, explique le Dr Tabah . Chez les personnes sombres, la couleur sera un peu claire et chez les personnes avec une peau claire, les tâches seront chocolat. La particularité de cette tâche est que la personne perd sa sensibilité. De ce fait, l’on distingue deux types de lèpre. La lèpre simple ou paucibacillaire dont le traitement se fait en 6 mois et la lèpre sévère ou multibacillaire avec un traitement de 12 mois et plus. Au Cameroun, elle est classée parmi les maladies tropicales négligées.





