
Selon le magazine d’information de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) consulté par Investir au Cameroun, l’opérateur — filiale du groupe chinois Sinopec — a foré 16 puits et représenterait environ 30 % de la production nationale de pétrole brut, soit près de 5,8 millions de barils.
Les activités d’Addax se concentrent principalement sur les blocs Iroko et Mokoko Abana. Sur ces périmètres, les investissements cumulés annoncés atteignent 528,73 millions de dollars, soit près de 289,9 milliards de FCFA. Ces engagements visent à soutenir la production dans un environnement dominé par le déclin naturel des champs matures, principal facteur de l’érosion des volumes au Cameroun.
En rythme de production, Addax affiche toutefois des niveaux plus limités que Perenco : l’opérateur produirait moins de 20 000 barils par jour, là où la compagnie franco-britannique revendique 90 000 barils équivalent pétrole par jour, répartis à 50 % entre le gaz et le pétrole. « Avec une production de 90 000 barils équivalent pétrole par jour, Perenco est aujourd’hui le premier opérateur d’hydrocarbures au Cameroun », souligne la compagnie.
Cette photographie des opérateurs s’inscrit dans une trajectoire nationale orientée à la baisse sur 2025. Selon le ministère des Finances, la production camerounaise de pétrole brut est attendue à 19,8 millions de barils en 2025, contre 21,3 millions en 2024, soit une contraction d’environ 1,5 million de barils. À moyen terme, les perspectives sont présentées comme plus favorables : le ministère anticipe une remontée à 20,8 millions de barils en 2026, puis 22,1 millions en 2027, sous réserve de la matérialisation des efforts d’investissement et de développement des opérateurs.





