Protection de la faune : Un policier impliqué dans le trafic de peaux de panthère

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L’opération menée au quartier Nsimeyong, à Yaoundé, par les agents de la délégation régionale des Forêts et de la Faune du Centre et de la division régionale de la Police judiciaire du Centre a permis de mettre la main sur un autre présumé trafiquant.

Fin de course pour deux trafiquants de peaux d’animaux protégés. Deux personnes, dont un policier, ont été arrêtées à la suite d’une opération de coup de poing menée par les agents de la délégation régionale des Forêts et de la Faune du Centre, en collaboration avec la division régionale de la Police judiciaire du Centre. Ils tentaient de commercialiser des peaux de panthère lorsque les forces de l’ordre les ont appréhendés.

Les suspects ont été interpellés au quartier Nsimeyong avec les deux peaux de panthère qu’ils avaient dissimulées dans un sac. Ils font partie d’un réseau de trafic entre le Gabon et le Cameroun, et l’un des suspects est un policier qui utilisait sa position pour assurer l’impunité du réseau. Les peaux ont été acheminées clandestinement à partir du Gabon.

Des personnes proches de l’affaire, qui ont requis l’anonymat, ont déclaré que les peaux étaient encore très fraîches à leur arrivée au Cameroun et qu’elles avaient été transportées par l’un des suspects, qui est également chauffeur. Il a conservé les peaux dans sa résidence à Tsinga pendant dix jours afin de les faire sécher au soleil pour les mettre en état avant de les commercialiser. L’opération a bénéficié de l’assistance technique d’une organisation spécialisée dans l’application des lois fauniques, connue sous le nom de The Last Great Ape Organisation (LAGA).

Les panthères sont inscrites à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), dont le Cameroun est signataire, et bénéficient ainsi du plus haut niveau de protection, qui interdit toute forme de commerce de cette espèce. Selon la loi camerounaise de 2024 sur la faune sauvage, les suspects encourent une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 20 ans et/ou une amende pouvant atteindre 50 millions de FCFA s’ils sont reconnus coupables.

Guillaume Mete

Author: Guillaume Mete

Guillaume Aimée Mete est journaliste au Quotidien Le Jour. Elle est passionnée du journalisme et s’intéresse aux questions liées à la santé et à l’environnement.

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Guillaume Aimée Mete est journaliste au Quotidien Le Jour. Elle est passionnée du journalisme et s’intéresse aux questions liées à la santé et à l’environnement.


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    Guillaume Aimée Mete est journaliste au Quotidien Le Jour. Elle est passionnée du journalisme et s’intéresse aux questions liées à la santé et à l’environnement.