
Le chairman du Social democratic front (Sdf), Joshua Osih, pose un regard critique sur l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et se projette vers les échéances en vue.
Quelle appréciation critique faites-vous de la présidentielle 2025 à laquelle le SDF a participé le 12 octobre 2025 ?
Il est évident que c’était une élection entre deux diables. Le SDF n’avait pas grand-chose à faire dans cette élection. Pour être sérieux, nous avons constaté les lacunes en interne. Nous avons constaté ce qu’il fallait corriger. Nous avons aussi appris beaucoup de leçons lors de cette élection et nous sommes en train de parer à ces lacunes et d’employer ces leçons pour être encore deux fois plus forts lors des municipales et des législatives. Il y a une chose qui est évidente. La situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest nous fait défaut. Il y a une autre chose qui est évidente aussi, c’est que la fraude électorale s’est amplifiée. Si nous voulons réussir dans les élections futures, il faudrait qu’on prenne note de ces deux points critiques et qu’on essaie de les adresser spécifiquement.
Nous avons aussi constaté, malheureusement, que la politique au Cameroun et surtout les élections sont très axées autour des moyens financiers… Nous devons nous préparer en conséquence pour les élections qui sont devant nous. Ce n’est pas au parti politique de financer les candidats, mais aux candidats de se financer et à leur entourage de se financer. C’est ce que nous disons et nous espérons que le message est bien passé pour que nos candidats soient financièrement prêts pour les élections à venir.
Où en êtes-vous avec les préparatifs des législatives et des municipales qui pointent à l’horizon ?
Comme je le dis toujours, nous sommes toujours prêts pour les élections. Vous pouvez programmer les élections demain matin, on y sera. Vous pouvez les reporter, on y sera toujours. C’est le dernier de nos soucis. Notre structuration, notre machine électorale est toujours en place. Il faut juste la remobiliser. Les élections municipales et législatives sont plus faciles qu’une élection présidentielle qui est centralisée. Ce sont des élections complètement décentralisées et plus simples de faire démarrer la machine et de gagner. Nous pensons que nous aurons des problèmes au vu de l’ampleur des besoins financiers des candidats. Nous aurons des problèmes pour avoir des candidats à la hauteur des attentes de l’environnement politique d’aujourd’hui. Ce qui est attendu d’un candidat est devenu intenable. Mais nous travaillons au quotidien et la première des choses qui est importante dans ce cas de figure, c’est que les candidats soient au courant de cette contrainte, de cette réalité afin qu’ils commencent à se préparer aujourd’hui. Le temps où on pouvait payer les cautions et faire plaisir aux électeurs et aller gagner une élection est derrière nous. On est dans une nouvelle forme de démocratie où, malheureusement, il faut massivement investir pour gagner les élections. Il est bien que nos candidats soient au courant de cette donne. Ça nous a fait défaut lors de la présidentielle et il ne faudrait pas que ça nous fasse défaut à nouveau lors des municipales et des législatives.





