Entreprenariat : L’agriculture comme nouveau contrat social des jeunes

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Le Réseau National des jeunes entrepreneurs camerounais (Renjecam) a officiellement lancé ses activités sous la bannière : « Un jeune, un champ de banane plantain orienté vers un marché, un avenir », face à la presse ce 29 janvier 2026 à Yaoundé.

Présidée par le coordonnateur national, Prince Fidèle Bontsebe, aux côtés des sénateurs Françoise Puene et Pr Charles Boyomo Assala, tous deux parrains du Renjecam, cette conférence de presse a marqué une rupture avec les discours théoriques. Pour Prince Fidèle Bontsebe, l’urgence est à l’encadrement technique pour éviter les échecs du passé. « Un jeune en agriculture qui ne respecte pas l’itinéraire technique sera toujours confronté à des difficultés et des frustrations », a-t-il martelé, précisant que 20 jeunes sont déjà en incubation à Mbébé-Kribi pour transformer chaque bras valide en véritable chef d’exploitation.

La sénatrice Françoise Puene, figure de proue de l’entrepreneuriat au Cameroun, a profité de cette tribune pour fixer un cap industriel ambitieux tout en exigeant une éthique de travail rigoureuse. « Mettre sur pieds une usine de transformation de banane plantain est l’objectif de l’horizon 2030 », a-t-elle confié, tout en rappelant que l’accès au réseau est conditionné par la discipline. Pour elle, le succès passe par un assainissement moral de la jeunesse. « Il s’agit d’éloigner les jeunes des vices que sont la paresse, le commérage, la méchanceté, le vol, le mensonge ». Selon la sénatrice, par ailleurs marraine du réseau, le message est limpide à la veille de la fête de la jeunesse : « De l’impossible vers le possible, c’est la détermination. Le Cameroun va définitivement se construire par des entrepreneurs ».

Le Pr Charles Boyomo Assala a, quant à lui, apporté un éclairage académique et stratégique, appelant les jeunes à une mutation profonde de leurs choix d’orientation. Pour le sénateur, l’université ne doit plus être une impasse littéraire mais un tremplin vers la production concrète. « Il faut savoir, au-delà des amphithéâtres, ce à quoi on peut servir », a-t-il souligné avec insistance, soulignant la supériorité économique de l’investissement agricole sur les petits métiers de service. « Il vaut 100 fois mieux être dans l’agriculture que d’être dans le commerce parce qu’au moins, on a la certitude du gain, tandis que dans le commerce, c’est le champ de quelqu’un d’autre », poursuit-il. Une vision qui invite les diplômés à compléter leurs CV par un engagement social et productif sur le terrain.

L’événement a été également le théâtre d’engagements matériels immédiats, prouvant que le réseau est déjà en marche. Outre l’accompagnement de 500 jeunes sélectionnés par le Renjacam, une dotation de 15 000 plants (pifs) de banane plantain a été annoncée par le président de la fédération de bodybuilding, marquant une synergie inattendue mais efficace entre le sport et l’agriculture. Prince Fidèle Bontsebe a rappelé que cette initiative n’est pas qu’une affaire de profits, mais une réponse au devoir civique tel qu’impulsé par le chef de l’État. « On ne se demande pas toujours ce que le pays a fait pour nous, mais ce que nous pouvons faire pour le pays», déclare-t-il.

Hilary Sipouo

 

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