
Nouhou Tolo et ses coéquipiers ont été éliminés à l’étape des quarts de finale par le Maroc, le pays organisateur (2-0) au stade Prince Moulay Adbellah.
Fin de séjour pour les Lions Indomptables au royaume chérifien. Les Fauves ont été éliminés le 9 janvier 2026 à l’étape des quarts de finale. Le Maroc a pris sa revanche, en tant que pays organisateur, sur la désillusion subie en 1988. Avec un stade plein à craquer et hostile, Walid Regragui et ses poulains ont neutralisé le Cameroun. En effet, le pays organisateur a sorti le grand jeu pour exposer les tares du groupe de David Pagou. Les hommes forts de son système de jeu, à l’instar de Carlos Baleba et Bryan Mbeumo ont eu du mal à se déployer dans l’organisation du jeu. Même le jeune prometteur Christian Kofane a passé une sale soirée. Le sociétaire du Bayer Leverkusen ne s’est pas retrouvé.
Le sélectionneur du Maroc a pris du temps pour analyser le jeu du Cameroun au cours de la compétition, notamment les sorties de balle. Même le milieu de terrain de Brighton, Carlos Baleba l’a reconnu à l’issue de la rencontre. Brahim Díaz a ouvert le score à la 26’ de jeu. Il a suivi avec justesse la déviation d’Ayoub El Kaabi sur corner. La défense camerounaise n’était pas alignée. Le capitaine Nouhou Tolo n’a pas suivi le mouvement de l’attaquant du Real Madrid (1-0). Submergés par la pression du public, les Lions Indomptables craquent à la 74’ sur un autre coup de pied arrêté. Ismaël Saibari, seul au deuxième poteau, met le ballon au fond des filets (2-0). Le côté droit du Cameroun est devenu le talon d’Achille de l’équipe après la sortie de Junior Tchamadeu sur blessure. Étant le seul arrière droit de métier parmi les joueurs sélectionnés par David Pagou, la carence était criarde. Dina Ebimbe fait son entrée à la place de Tchamadeu. Mais, il est aussitôt remplacé.
David Pagou, mission accomplie
À la 68’ de jeu, Bryan Mbeumo s’écroule dans la surface de réparation du Maroc. Selon certains observateurs, l’arbitre aurait dû siffler un penalty sur cette action. Mais l’arbitre mauritanien, Dahane Beida, en a jugé autrement. Cette occasion aurait pu être le tournant de la rencontre dans un stade bouillonnant. Une polémique autour de l’arbitrage a pris de l’épaisseur. Certains accusent le corps arbitral d’avoir pris fait et cause pour le pays organisateur. Par contre, d’autres estiment que les arbitres ont assuré malgré quelques errements. Au-delà de l’arbitrage, la sélection marocaine était un cran au-dessus. Les Lions de l’Atlas ont sorti le grand jeu face à une équipe camerounaise en panne de solution. Une bataille tactique remportée par Walid Regragui.
Nommé le 1ᵉʳ décembre 2025 à la tête de la sélection en remplacement de Marc Brys, David Pagou s’était fixé un objectif : faire mieux que Rigobert Song en 2023 en Côte d’Ivoire. En clair, le sélectionneur devait atteindre au moins les quarts de finale. Cet objectif a été atteint avec trois victoires, un match nul et une défaite ; soit 6 buts inscrits pour 5 buts encaissés. « Je pense qu’on n’attendait pas le Cameroun à ce niveau de la compétition. On sait comme Pagou est arrivé là. On sait également comment le groupe a été mis en place avec la mise à l’écart des cadres. Il faut encourager ces jeunes et sortir définitivement du cycle éternel de la reconstruction. Il faut composer avec les meilleurs », souligne Herve Joël Onana, supporters des Lions Indomptables. Le président de la Fécafoot, Samuel Eto’o Fils, s’est déjà projeté vers la prochaine CAN. Il se donne pour objectif de la remporter.
Le bilan des Lions Indomptables
Cameroun – Gabon : 1 – 0
Cameroun – Côte d’Ivoire : 1 – 1
Cameroun – Mozambique : 2 – 1
Cameroun – Afrique du Sud : 2 – 1
Cameroun – Maroc : 0 – 2





